Pourquoi j’ai détesté The Last of Us 2 ?



pourquoi j'ai détesté the last of us 2 ?

POURQUOI J’AI DETESTE THE LAST OF US 2 ?

The Last of Us 2 est sorti le 19 Juin 2020, suffisamment loin pour que la hype soit redescendu et que tout le monde retrouve un peu ses esprits. Je ne fais pas de critique de jeu en général, mais là bordel j’ai vraiment le sentiment d’avoir perdu 60 balles.

Je souffre peut-être du syndrome des suites qui veut que notre attente est tellement haute qu’elle ne peut finalement pas être comblée et au contraire ne générer que déception, mais j’ai des choses à dire !

J’ai tellement aimé le premier épisode dont le narratif et la technique nous emportaient dans un monde post-apocalyptique ravagé par une épidémie de Cordyceps, un champignon transformant les humains en morts vivant, que jouer à cette bouse qu’est le deux a été un calvaire absolu.

À partir d’ici, ça va spoiler sec, donc si vous n’avez pas terminé le jeu ou que vous ne voulez pas connaitre l’histoire, c’est le moment de fuir. Un Mississippi, deux Mississippi, trois Mississippi, top.

On commence avec un début de jeu lent, soit, mais au moins c’est beau, on découvre l’organisation des habitants de Jackson et l’ambiance colle à celle du premier volet. Puis Joel meurt, c’est tragique et la violence de sa mort surprend, mais il reste Tommy, son frère, donc on continu, en dépit de la colère et de l’amertume que l’on peut ressentir, puisque, sans Joel, le joueur devient comme orphelin de la caution paternel de la licence. La petite séquence de deuil qui suit est plutôt bien faite, mais voilà que les deux nanas de 50kg chacune partent dans la nature pour aller se venger à dos de canasson.

Mouais, admettons. Ensuite, on arrive à Seattle. C’est pas mal, on découvre un environnement semi-ouvert qu’on prend plaisir à explorer jusqu’à finalement comprendre qu’on va passer quasiment tout le jeu ici, avec une bande d’ados moyennement charismatiques, une Eli chiante au possible, des missions ennuyeuses qui se ressemblent. Et va d’un point A à un point B pour finalement trouver une porte fermé, du coup tu fais le tour pour trouver ce petit passage étroit qui t’amène dans un zone de véritable gang-bang de claqueurs ou d’humains dont tu ressortira à poil et sans munitions.

Aaaaah il est beau le jeu, ça aucun problème, chaque environnement, pièce de bâtiment est magnifiquement travaillé, mais bon sang qu’est ce que c’est chiant comme la mort… On passe notre vie à explorer chaque pièce pour ouvrir chaque placard, chaque foutu tiroir ou étagère en espérant trouver la dizaine d’objets indispensables à notre avancée dans le jeu, les pièces de crafts, les munitions ou encore ces cartes à collectionnées qui ne servent qu’à obtenir un trophée PS4, que j’ai pas eu d’ailleurs…

Et les munitions, elles sont utiles parce que dans ce jeu bizarrement il n’y a jamais eu autant d’infectés et d’humains. Pour une ville qui est entrée en guerre civile et qui a plein de groupes d’humains qui nettoient régulièrement les quartiers, c’est quand même bizarre.

Du coup, c’est pan pan à longueur de temps, un shooter quoi. Nous sommes loin du jeu d’horreur, d’angoisse et d’enjeux espéré. Effectivement, la peur est totalement absente par rapport au premier, où quand on tombait sur un claqueur, bordel, qu’est-ce qu’on été en tension ! Qui ne se souvient pas de cette gare de métro infestée de claqueurs au début de l’aventure ?! Bref, là c’est fade, pénible, interminable. À tel point que j’ai dû basculer le jeu en facile pour pouvoir rusher certaines zones en courant, tellement que se battre, à un moment ça devenait chiant, malgré quelques nouveaux monstres et autres groupes humains dévoilés…

Oui, parce que la visée c’est un enfer. Les armes de corps à corps sont bidons et se cassent trop vite quand on en trouve. On manque toujours de munitions, les zones sont trop grandes et contiennent donc proportionnellement plus d’ennemis. Donc quand vous avez 20 bouseux à dézinguer, la furtivité c’est vite relou.

Et cette grande roue bordel ??? C’est bon tu l’as vu ma grande roue ? Vingt mille fois on vous dit d’aller et revenir en suivant la direction de la grande roue, et ce avec différents personnages. J’en pouvais plus de tourner en rond dans cette ville de m***… Le jeu sans fin vous connaissez ?

Parlons aussi des flash back et des flash back dans les flash back qui, même si intéressants parfois, notamment ceux avec Joel, sont trop longs et ne servent pas l’intrigue, avec Aby principalement. Pire, ils cassent le rythme de l’histoire que l’on a hâte de voir avancer et de voir s’étoffer différemment, et rendent le repérage dans le temps confus.

Le jeu a de bonnes fulgurances et dans l’ensemble l’histoire avec Abi est sympa, mais avec le recul je trouve que la force de cette licence c’était la relation entre Eli et Joel, pire que ça, Joel portait tout le côté émotionnel du jeu. Dans le 2 on se retrouve avec une Eli ennuyeuse, pas crédible et lara croftisé.

Naughty Dog a basé sa communication de lancement autour de l’exploration de la haine, de l’inhumanité, de la vengeance pour faire ressentir des émotions extrêmes au joueur. Soit, mais laissez moi quelques choix pour vraiment m’impliquer, je tue le docteur ou je lui tire dans le bras ? Je la torture ou je l’achève, j’en sais rien, avec quelques choix mon implication émotionnelle aurait été plus importante, mais non.

La fin du jeu est le pet foireux qui cherchait à faire rire les copains en soirée, quand à la polémique de Eli qui aurait dû tuer Abi ou non, c’est pire. En effet, rien à cirer de ça, c’est bidon. Elle n’est pas crédible à terrasser des centaine d’hommes armés.

Quoi qu’il en soit, quelqu’un de normal aurait lâché la traque bien avant et le jeu aurait dû se ré-inventer vers d’autres enjeux, comme un vaccin finalement trouvé différemment, un espoir pour l’humanité ou au contraire un désespoir total. Un truc cool aurait été de clôturer sur la perte d’immunité d’Elie et pourquoi pas sa transformation en zombie. Des surprises quoi, du frisson, de l’imagination, un scénario digne des plus grands films, à l’image du premier jeu car là c’est une simple histoire de vengeance lambda.

La cinématique de fin est jolie, mais là encore ça se veut artistique et on reste sur notre faim, pire que ça on voit Eli repartir à l’aventure, donc on va se la taper encore dans le 3 c’est ça que tu essayes de me dire le jeu ?? Heureusement qu’on revoit Joel pour se rappeler que The Last of Us c’est lui.

Quant à Tommy, il ne sert à rien si ce n’est relancer Eli dans son cycle de haine. Bravo l’adulte responsable qui décide de partir seul au début de l’aventure en plantant Eli. C’est incohérent au possible… Puis vous avez vu comme moi, il prend bien une balle dans la tête, non ???

Je suis déçu par ce jeu que j’ai fini en espérant tout le long qu’il allait s’améliorer, mais non, malgré des paysages magnifiques et innovants. Pour moi c’est irrémédiablement un manqué. Il n’arrive pas à la cheville du premier et je ne comprends pas les 19/20 que des Jeuxvideo.com par exemple lui octroient…

Dis-moi dans les commentaires ce que tu as pensé de cette histoire et si tu trouves que tes 30 à 40H de jeu en valaient la chandelle. Je sais que le jeu à divisé et mon avis est très tranché parce qu’il est à la hauteur des espoirs que j’avais pour cette suite à jeu préféré de tous les temps. Finalement, moi je pars échanger cet étron contre un vrai jeu, allez ciao !

Le lien vers la vidéo : https://youtu.be/zhs72E9Dogc
Lien vers la chaine Youtube : https://www.youtube.com/c/TheMemphis

POURQUOI J’AI DETESTE THE LAST OF US 2 ? Tinyshot #17 – The Memphis
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